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CONGRÈS BIENNAL
Le congrès 2011 |
L'avenir de la Faculté de l'éducation permanente Large communauté de vue entre l'AGEEFEP, la FEP et l'Université
Cela ne s'était jamais produit depuis la création de l'AGEEFEP en 1985, mais le fait est qu'il existe aujourd'hui une large communauté de vue entre l'AGEEFEP, la FEP et l'Université de Montréal au sujet des projets de développement de la Faculté de l'éducation permanente. C'est d'ailleurs une des principales conclusions du 14e congrès biennal de l'Association, qui s'est tenu le 19 novembre dernier.
Le Prix Reconnaissance AGEEFEP 2011
Le congrès accorde son Prix reconnaissance à M. Pierre Paquet
Créé en 2009, le Prix reconnaissance du 14e congrès biennal de l'AGEEFEP a été décerné à M. Pierre Paquet, dont toute la carrière a été consacrée à la connaissance et au développement de l'éducation des adultes, de l'éducation permanente et de la formation continue.
C'est M. Robert Martin, le président de l'Association qui a procédé à la remise du prix. Dans la présentation qu'il a faite du récipiendaire, le secrétaire général, M. Denis Sylvain, a rappelé que M. Paquet, sociologue de formation, a travaillé pendant une trentaine d'années à la Faculté de l'éducation permanente, principalement comme directeur du Bureau d'étude et de développement de la Faculté, puis comme secrétaire de celle-ci.
Au fil de sa carrière, M. Paquet a aussi été président de l'Institut de coopération en éducation des adultes (ICÉA), et il a écrit de nombreux documents et articles très substantiels sur l'éducation des adultes. C'est d'ailleurs à titre de représentant de cet organisme qu'il siège comme conseiller au conseil d'administration du Mouvement québécois des adultes en formation (MQAF), dans lequel l'AGEEFEP est très impliquée.
Dans son allocution, M. Paquet a rappelé que l'Université de Montréal célébrera en 2012 le 60e anniversaire de son engagement en éducation des adultes, puisque le service de l'éducation des adultes, l'ancêtre de la FEP, a été créé en 1952.
Dans ses 30 ans de carrière à la Faculté, M. Paquet a connu six doyens, dont deux qu'il considère comme des bâtisseurs, MM. Gaétan Daoust et Guy Bourgeault, qui ont présidé aux destinées de la Faculté de sa fondation, au milieu des années 70, jusqu'en 1985. De 1985 à 1997, estime-t-il, ce sont des gestionnaires qui ont dirigé la Faculté et il y a eu peu de développement significatif. De cette période, M. Paquet retient que les représentants de l'AGEEFEP se sont battus fermement pour que l'Association obtienne la reconnaissance qu'elle était en droit d'attendre.
Quant à la période de 1997 à 2010, M. Paquet considère qu'il y a eu peu d'intérêt pour l'éducation des adultes. « Au cours de cette période, ce sont les mémoires et les documents de l'AGEEFEP qui ont eu plus de pertinence que ceux de la Faculté », estime-t-il
Rappelons que, en 2009, c'est Mme Marie-José Rivest, titulaire du poste d'ombudsman de l'Université de Montréal pendant huit ans, qui avait reçu le Prix reconnaissance. Ce dernier est décerné aux deux ans à une personne qui a contribué de façon exceptionnelle à l'éducation des adultes.
Mot du doyen : le développement de la FEP
Un ambitieux plan de développement pour la Faculté de l'éducation permanente
Création de nouveaux programmes de certificat, révision des programmes existants, création de baccalauréats qualifiés et de diplômes d'études supérieures spécialisées (DESS), développement de la formation à distance, en particulier de la formation en ligne, ce sont là les principaux éléments d'un ambitieux plan de développement qu'entend réaliser le doyen de la Faculté de l'éducation permanente (FEP), M. Christian Blanchette.
Prenant la parole au 14e congrès biennal de l'AGEEFEP, le 19 novembre dernier, M. Blanchette a affirmé qu'il entend redonner à la FEP un rôle social qu'elle a peut-être perdu de vue au cours des dernières années. Cela, estime-t-il, requerra que la Faculté se branche sur la communauté pour déceler les besoins de formation et les moyens les plus efficaces d'y répondre. Il pense plus particulièrement aux habitants des régions du Québec qui disposent de moins de possibilités de formation universitaire que les centres urbains.
La formation à distance, plus particulièrement la formation en ligne, est le moyen privilégié pour atteindre cet objectif. Un autre avantage de cette technologie, toujours selon M. Blanchette, c'est qu'elle pourra permettre à la FEP d'étendre son champ d'action à d'autres pays, notamment en Europe.
En ce qui concerne la création de baccalauréats qualifiés par cumul de certificats, M. Blanchette a indiqué qu'un premier projet en communication-journalisme est en discussion entre la Faculté des arts et des sciences (FAS) et la FEP, et qu'un deuxième projet sera mis en branle dans le secteur de la santé.
Dans le cas des DESS, les discussions sont également avancées pour la création d'un programme en journalisme en collaboration avec la FAS; il y a aussi un projet de DESS en formation des adultes en milieu de travail, cette fois de concert avec la Faculté des sciences de l'éducation.
Pour l'heur, on sait que la charte de l'Université de Montréal limite les activités de la FEP au 1er cycle et c'est pourquoi celle-ci doit s'associer à d'autres facultés pour offrir de tels programmes. Il n'en sera pas toujours ainsi, car, comme l'a souligné M. Blanchette, l'Université demandera sous peu au gouvernement du Québec de modifier la charte, entre autres pour lever cette limite qui pèse sur la FEP.
Les congressistes ont accueilli très favorablement l'allocution de M. Blanchette. Et pour cause, car les priorités de la Faculté coïncident avec les revendications de l'Association depuis plusieurs années. Celle-ci ne peut dont que partager la conclusion du doyen voulant que «l'Université de Montréal a besoin de la FEP pour sa pertinence sociale ».
Le comité exécutif est réélu. Quatre nouveaux membres au conseil d'administration.
Les cinq membres du comité exécutif de l'AGEEFEP ont été réélus sans opposition. Parmi les 10 directeurs, quatre sont des nouveaux venus.
Le 14e congrès biennal de l'Association a confirmé la réélection de M. Robert Martin au poste de président, de M. Denis Sylvain au poste de secrétaire général ainsi que de Mmes Nadège Alonso, Yvonne Ellis et Fatine Kabbaj aux trois postes de vice-présidentes.
Parmi les directeurs, M. Mawuli Agboli, Mme Claudette T. Cloutier, Mme Muriel Di Battista, Mme Lucie Dionne, M. Donat Stéphane Dupuis et M. Gyll Gagné ont été réélus au terme du scrutin tenu parmi les membres présents au congrès. Les nouveaux venus sont Mme Samia Abbes, MM. Yanick Lefebvre, Vincent-Carl Leriche et Poonoosami Mootin.
Le mandat des 15 membres du conseil est d'une durée de deux ans.
Protestation contre la hausse des droits de scolarité Au besoin, les membres de l'AGEEFEP décideront par référendum
Dans l'hypothèse où une majorité d'étudiants de l'Université de Montréal s'engagerait dans des moyens de pression de nature à perturber les cours, par exemple lors d'une grève, pour protester contre la hausse des droits de scolarité, les membres de l'AGEEFEP seront consultés par référendum sur leur volonté de participer ou non à ce mouvement, et c'est le vœu de la majorité qui prévaudra.
Tel est le cœur d'une proposition qui a été adoptée à la majorité des voix, au 14e congrès biennal de l'Association.
À ce jour, l'AGEEFEP s'oppose à l'augmentation des droits de scolarité de 1 625 $, à raison de 325 $ par année pendant cinq ans, et elle revendique le gel de ces droits. L'Association craint la répétition des conséquences qui avaient suivi le dégel de ces droits, au début des années 90. Dans les sept années suivantes, le nombre d'étudiants à temps partiel dans le réseau universitaire a diminué de plus de 22 000, et cette baisse n'a jamais été récupérée.
L'Association est cependant consciente qu'il n'y a pas unanimité des membres sur la pertinence d'augmenter les droits de scolarité et encore moins sur l'importance des moyens à mettre en œuvre pour s'y opposer. Les discussions précédant la mise au vote de la proposition l'ont clairement illustré, d'où la décision de s'en remettre à la volonté de la majorité.
Dossier : Reconnaissance des acquis
L'AGEEFEP à pied d'œuvre pour la pleine reconnaissance des cours du Certificat en droit de la FEP
L'AGEEFEP mettra en œuvre tous les moyens à sa disposition pour faire modifier la politique de l'Université du Québec à Montréal et de l'Université de Sherbrooke, deux établissements qui ne reconnaissent aucun des cours du Certificat en droit de la Faculté de l'éducation permanente.
Pour l'AGEEFEP, il s'agit là d'une question sensible. Dans les années 90, l'Association avait intenté une procédure en Cour supérieure contre l'UQAM pour faire invalider une politique similaire. L'Association avait été déboutée en Cour, mais la dénonciation de cette situation aux États généraux sur l'éducation avait permis un dénouement politique heureux.
Pourquoi et dans quelles circonstances le problème a-t-il ressurgi? Nous l'ignorons. Dans tous les cas de figure, il s'agit d'une politique absurde qui entraîne un coût considérable pour les étudiants et pour l'État, qui doivent payer une deuxième fois des cours similaires que les étudiants ont réussis.
Il n'y a en effet qu'une seule constitution canadienne, un seul code criminel, un seul code civil et une même jurisprudence. De plus, peu importe leur établissement, tous les bacheliers en droit doivent se soumettre à un même examen du Barreau pour entrer dans la profession. Si les étudiants du Certificat en droit admis au baccalauréat en droit de l'Université de Montréal obtiennent une pleine reconnaissance de leurs cours et réussissent aussi bien leurs études que les autres étudiants, il n'y a aucune raison pour qu'il en aille différemment dans les programmes de droit des autres établissements.
Tant la direction de l'Université de Montréal que celle de la FEP ont été informées du problème, mais elles ont demandé à l'AGEEFEP de ne pas faire de vague pour l'instant dans l'espoir que les pourparlers avec les établissements impliqués permettent de trouver une solution.
Si cette stratégie échoue l'Association demandera l'intervention de la ministre de l'Éducation, de la Conférence des recteurs et principaux des universités du Québec, des députés de l'Assemblée nationale, du Protecteur du citoyen et même du Vérificateur du Québec, car c'est l'équité et le gaspillage des fonds publics qui sont en cause.
Photos du 14e congrès de l'AGEEFEP
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Rentrée hiver 2012
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